Mohamed Lekleti

Né en 1965 à Taza, Maroc

Vit et travaille à Montpellier, France 

 

Mohamed Lekleti est né à Taza, au Maroc. Etudiant en France, il a obtenu un diplôme en cinéma et une maîtrise en arts visuels à la Faculté d'Aix-en-Provence. Il vit et travaille à Montpellier depuis 1987.

 

Depuis les années 2000, ses œuvres ont été exposées dans de nombreuses galeries et centres d'art contemporain, tant en Europe, qu’en Afrique, en Asie, au Proche-Orient ou encore aux Etats-Unis....

 

En 2012, l’artiste obtient le prix du salon Chic Dessin à Paris puis participe à des Biennales dans les années suivantes, faisant ainsi connaître son travail auprès d’un large public.

Au fil du temps, ses travaux ont intégré de nombreuses fondations, musées et collections privées, parmi lesquels la Fondation Kamel Lazaar, la Fondation Blachère, la Fondation Qattan, le Musée Frissiras, le Macaal et l'Institut du monde arabe.

 

Parallèlement à son travail personnel, Mohamed Lekleti investit régulièrement le champ public et propose des œuvres éphémères sous forme de parcours urbain. Une façon pour lui de sortir des cadres institutionnels et d’ouvrir un dialogue avec le public. Ainsi, en 2013, il investit la forteresse de Salses, bâtiment classé aux monuments nationaux de France avec une proposition qui questionne la notion de territoire et de frontières. Suivront d’autres partenariats avec les villes de Valence, Sète, Koblenz (la nuit des musées en Allemagne), Carcassonne et Lodéve.

 

Le professeur émérite Khalil M’Rabet décrit l’œuvre de l’artiste dans son texte Anagrammes plastiques :

« Lekleti désarticule le monde et le reconstitue en associations nouvelles qui modifient notre perception. Par le dessin et les techniques mixtes, il détourne le procédé de la chronophotographie cher à Etienne-Jules Marey ou Eadweard Muybridge et analyse le mouvement des êtres et des choses. Il privilégie l’instant prégnant pour mieux nous permettre de sonder l’invisible, ce que l’œil ne perçoit pas. Par la succession d’images dessinées et la multiplication des parties d’un réel reconstructible, il instaure quelque chose d’indéterminé, qui génère une sorte de malaise diffus. Ainsi s’invite un monde imperceptible, inventé, rêvé, qui distille une « inquiétante étrangeté ». Extrait du texte rédigé par Khalil M'Rabet

L’exposition récente de son travail à l'Institut du Monde Arabe dans l’exposition collective « À la plume, au pinceau, au crayon : dessins du monde arabe », lui vaut les éloges du magazine français "L'Oeil" qui le reconnaît comme un des nouveaux virtuoses du dessin contemporain en France.