​Le flux optique est le motif du mouvement apparent des objets, des surfaces et des bords dans une scène visuelle provoquée par le mouvement relatif entre un observateur et une scène.
«Je suis autant intéressé par l’approche des choses que les choses elles mêmes»
Amine Amharech applique le procédé informatique de Flow Distortion sur ses toiles. Ainsi qu’une vidéo à l’arrêt, les mouvements et les flux sont figés dans un halo lumineux, suspendus dans le temps et l’espace tels des paysages en deux dimensions, faisant échos aux travaux des maîtres Hiroshige et Hokusai.
«Distorsion d’un paysage comme si nous le voyons à travers un prisme transformant, c’est l’essence de ma recherche aujourd’hui, c’est pour moi une parabole de notre vision des choses.»
Par l’ajout d’écrits, l’artiste introduit un langage propre, comme des grilles de lectures.
Les masques passeports d’Amine, “UBIQUITOUS ANTROPOMORPHAE” réalisés à partir de couvertures de survie travaillées en bondage: avant l’arrivée des européens en Afrique, les masques passeports servaient de pièce d’identité pour se déplacer d’une région à une autre . Codifiées, les couleurs de ces masques identifiaient le jeune apprenti du maître expérimenté. Reprenant à son compte les masques-passeports, Amine soulève par ses créations la thématique Nord/Sud, la notion de frontière…